Zeroplastiq pour les nuls, c’est par ici…

J’aime beaucoup les citations, je les trouve la plupart du temps inspirantes et rassurantes.

Comme celle-ci de Lao Tseu : « Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas… »

Donc, il y a maintenant plus d’un an, j’ai entamé mon « voyage » Zeroplastiq » …

sauf que les premiers pas ont plus ressemblé à l’ascension du K2 par la face Nord qu’à une ballade sympa sur les bords de Loire.

Pour réellement vivre Zeroplastiq, je me voyais déjà devoir:

  • laver mes cheveux au vinaigre et au bicarbonate de soude (les mien pourquoi pas, mais j’ai beaucoup de mal à convaincre ma fille de 12 ans)
  • aller chercher mon lait directement chez le producteur avec ma bouteille en verre
  • faire des kms pour trouver un épicerie vrac (bof pour l’impact carbone)
  • culpabiliser à chaque fois que je vais faire une petite course et que je n’ai pas mon sac en toile
  • Râper moi-même le savon de Marseille pour en faire de la lessive.

Bref, après les premières expérimentations, j’en ai conclu que tout ceci n’était pas forcément très soutenable ou alors réservé à quelques personnes très déterminées (que j’admire beaucoup).

Et pourtant…

Dans mon enthousiasme de débutante, j’avais oublié un principe de base de la vie, ou plutôt 2 :

  1. Premier principe : Agir là ou cela a le plus d’effet. Pour cela, il faut se rappeler le ratio 80/20 : le principe de Pareto. Je vois déjà certain(e)s d’entre vous se crisper – mauvais souvenir de classe de maths peut-être 😉 – mais pas d’inquiétude. Pour faire court, 80% des résultats que nous obtenons sont produits par 20% de nos actions. 20% des plants de petits pois de Pareto produisait 80% de ses petits pois.
    Quel est le rapport avec notre sujet? me direz-vous. Et bien, il suffit donc de se concentrer sur les 20%  : les 20% de produits qui, dans votre quotidien, font rentrer du plastique dans votre maison.
    Vous pouvez analyser sur 15 jours le contenu de votre poubelle mais il y a de grandes chances que le gagnant soit les bouteilles d’eau et de jus de fruit/sodas…
    Donc, voici votre priorité, vos premiers petits pois.
  2. Deuxième principe : le mieux est l’ennemi du bien. Si 1000 personnes font un peu pour réduire leur impact Plastiq, c’est mieux que 1 personne qui fait cela parfaitement. Donc, pas de besoin de chercher la perfection mais plutôt le chemin le plus facile (pas de K2 pour moi!).

Donc, c’est aussi pourquoi Zeroplastiq  avec Ze Boutique existe :

  • sélectionner et regrouper  toutes les solutions et les alternatives durables au plastique,
  • sans se prendre la tête,
  • chez les « vendeurs » et plateformes que nous utilisons déjà (Nature&Decouvertes, Amazon, Green Weez, Etsy…)
  • avec des beaux produits qui font plaisir à voir et à utiliser.

A chacun d’y trouver son bonheur et si nous agissons tous un peu tous les jours alors,

nous changerons le monde!

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La fourchette en plastique de Christophe Colomb est encore sur une plage des Bahamas

La scène se passe sur une plage paradisiaque des Bahamas le 12 octobre 1492. Après plusieurs longs mois de voyage, Christophe Colomb atteint enfin les « Indes ». Pour célébrer dignement cette découverte, il s’attable avec ses officiers pour un repas bien mérité constitué de viande grillée et de succulents fruits. La table a été dressée avec tout le nécessaire et notamment de très pratiques … fourchettes en plastique (petite adaptation de la vérité historique). Pressés de repartir pour explorer le nouveau monde qui s’ouvre devant eux, Christophe et ses officiers abandonnent alors la table et les fameuses fourchettes sur la plage.

Revenons maintenant en 2016 sur cette même plage paradisiaque. Poussé(e) par votre curiosité historique ou simplement par un grand besoin de soleil, vous avez choisi de venir passer vos vacances sur cette île. Vous marchez pied nus dans le sable fin, face au soleil levant, le vent dans les cheveux, à écouter le bruit des vagues et le chant des oiseaux quand, ouille, vous butez contre un objet piquant! Devinez-quoi : avec un peu de chance, c’est peut-être la fourchette de Christophe car celle-ci est certainement encore sur la plage en train de se décomposer.

Édifiant, non?

are-most-of-the-plastics-produced-still-around

De nombreuses recherches ont été menées ces dernières années sur la pollution marine par les substances plastique.
Selon le rapport publié en 2016 par l’UNEP et Grid-Arendal, « entre 60 et 90% des déchets qui s’accumulent sur les littoraux, en surface ou sur les fonds marins, sont constitués d’ensembles de polymères platique » (source : http://www.grida.no/publications/vg/marine-litter/).   Et ceux-ci vont mettre plusieurs centaines d’années pour se dégrader.

Comme le dit bien le rapport, même nous avons encore besoin d’analyser les impacts de la pollution plastique sur la santé et l’environnement, nous devons aussi agir vite pour lutter contre cette pollution, en changeant drastiquement la manière dont nous produisons et utilisons les produits en plastique.

Donc, première action que chacun d’entre nous pouvons mener au quotidien : dire « non » aux couverts en plastique.

Dire « non » est simple. Voici la formule magique : « Je  n’ai pas besoin des couverts en plastique, merci. »

Trouver des alternatives l’est moins et va demander quelques efforts. Voici quelques suggestions…

  • Quand vous allez chercher votre repas pour  ensuite le manger au bureau, utilisez les couverts de la cuisine commune (si elle existe)
  • Suggérez à votre restaurateur préféré d’utiliser des couverts plus écologiques : couverts en bambou ou en C-PLA (Amidon, biodégradage et compostable)
  • Equipez-vous à titre personnel d’un kit cuillère-fourchette-couteau pour repas nomade ou encore d’une cuillère georgette. Cela prend très peu de place (moins qu’un téléphone) et s’avère très pratique dans de nombreuses occasions. Il en existe chez Nature&Decouverte : vous pourrez même choisir la couleur que vous préférez.
    http://www.natureetdecouvertes.com/outdoor/camping-bivouac/restauration-hydratation/couverts-pliables-et-detachables-52009370

Et vous, avez-vous d’autres astuces pour vous débarrasser de la vaisselle jetable en plastique?

Bref, un premier geste pour nous épargner à tous de nous piquer les pieds sur des fourchettes en plastique la prochaine fois que nous allons à la plage…

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Une nouvelle économie du plastique par la Fondation Ellen McArthur

economie plastiqueLa Fondation EllenMcArthur a publié en janvier dernier un rapport très complet et inspirant sur la nouvelle économie du plastique.

Ce que j’ai trouvé d’intéressant :

  • le diagnostic sans concessions sur les avantages et les inconvénients de l’économie « plastique » actuelle
  • les pistes réalistes à court-terme pour agir rapidement et les perspectives et pistes à moyen-terme.

Le rapport détaille 3 axes de travail :

  1. Améliorer substantiellement le système actuel de réutilisation et de recyclage du plastique : aujourd’hui, dans le monde, seulement 14% des emballages plastique sont collectés pour être recyclés.
  2. Réduire drastiquement la pollution des milieux naturels par le plastique et s’attaquer aux substances toxiques
  3. Découpler la production de plastique des matières premières non renouvelables.

A suivre pour une lecture plus détaillée…

Pour les plus anglophones d’entre vous, voici le lien pour télécharger le rapport  :

http://www.ellenmacarthurfoundation.org/assets/downloads/EllenMacArthurFoundation_TheNewPlasticsEconomy_15-3-16.pdf

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Activer l’économie circulaire de Nicolas Buttin et Brieuc Saffré

extraits-du-livre-activer-leconomie-circulaire-1-638Si vous voulez découvrir ce qu’est l’économie circulaire… dans la langue de Molière, je vous recommande vivement le livre de Nicolas Buttin et Brieuc Saffré de l’agence Wiithaa.

Ce que j’ai aimé :

  • c’est un livre complet et opérationnel sur l’économie circulaire : en nous donnant des clés de lecture sur notre monde en transformation, en proposant des pistes concrètes pour agir autour de 3 axes 1. recentrer, 2.valoriser et 3. upcycler,  et en donnant des exemples réels qui démontrent que ce n’est pas juste une utopie
  • c’est un livre qui prend ses lecteurs pour des gens intelligents: en nous renvoyant sur d’autres approches (biomimétisme, design thinking), en nous alimentant et nous faisant réfléchir (merci pour la bibliographie)
  • c’est un livre qui incarne le nouveau modèle vers lequel nous nous dirigeons : l’économie collaborative. En effet, le livre a été financié via KissKissBankBank.

Bref, je l’ai lu, j’y reviens, je creuse certains points. Une belle source d’inspiration ancrée dans la réalité.

Merci Nicolas et Brieuc.

 

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3 actions pour se débarrasser des bouteilles plastique

Première cible de mon action ‘zeroplastiq’ : la bouteille d’eau en plastique.

Quelques chiffres et données parfaitement illustrés dans cette video The Story of Bottled Water

  • En France, les bouteilles en plastique représentent près de 50% de nos emballages plastique ( Chiffres Eco-emballages).
    1 bouteille sur 2 finit en décharge.
    Et parmi celles qui sont recyclées, seulement la moitié sont recyclées mécaniquement (et non énergétiquement via l’incinération).
  • Il est fortement déconseillé de réutiliser votre bouteille d’eau en plastique, sous peine d’ingérer de dangereux perturbateurs endocriens comme le BPA ou les phtalates. (Pour une étude plus approfondie, voir le livre de Jose Barreto en anglais http://Plastic-itis).

J’ai donc décidé d’agir et voici les actions que j’ai prises  et qui ont (presque) fait disparaître les bouteilles d’eau en plastique chez moi :

  1. A la maison, je consomme de l’eau du robinet filtrée.
    Après plusieurs essais, j’ai choisi le filtre Brita à brancher directement sur le robinet (http://Filtre sur robinet). Je le trouve très pratique pou remplir ma carafe tous les jours, ou pour verser dans la bouilloire pour faire chauffer l’eau de mon thé. Et depuis près d’un an, nous utilisons le Charbon Binchotan (voir ici dans Ze Boutique)
  2. Je nous équipe de gourdes tout terrain, en particulier pour les enfants à l’école ou en sortie.
    J’ai regardé les produits existants sur le marché. Mes critères de choix sont : le caractère durable du produit (et notamment pas de plastique), l’expérience humaine derrière l’entreprise, la production selon des critères environnementaux et sociaux. Après quelques semaines de recherche et après avoir expérimenté les produits, j’ai choisi les gourdes KleanKanteen (http://www.kleankanteen.com/).
    J’ai choisi en particulier :gourdes

    • la gourde KleanKanteen Reflex 800ml ou 525 ml (http://Klean Kanteen Reflect – 800ml) :
      j’aime en particulier le design très épuré, l’inox, le bouchon très simple, la contenance. Je l’utilise désormais tous les jours comme carafe.
    • la gourde Enfant ( http://Enfant – 355 ml) : j’aime en particulier le design, le bouchon pratique (en plastique certes) et la forme.
  3. Le plus difficile est de changer mes habitudes de consommation et notamment :
    • de penser à emporter ma gourde avec moi en « déplacement » (quand je sais que je vais manger sur le pouce). Le format 530 ml s’y prête d’ailleurs beaucoup mieux.
    • de refuser la bouteille d’eau (ou d’autres liquides) dans les formules à emporter
    • de demander des carafes d’eau plutôt que de l’eau en bouteille dans les restaurants.

J’attends maintenant avec impatience que Paris s’inspire de San Francisco et interdise la vente de bouteille d’eau en plastique dans les lieux publiques et pour les grands évènements (type Marathon).

Prochaine étape : les autres bouteilles en plastique (jus de fruit, produits de beauté).  A suivre donc…

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La raison d’être de Zeroplastic

Passionnée par tous les sujets de Développement Durable depuis des années, j’ai réalisé récemment que le plastique (sous toutes ses formes) était devenu pour moi le symbole de la non-durabilité, le côté obscur de notre mode de vie et de consommation.

Depuis, je vois du plastique partout… et il semble que je ne sois pas si loin de la réalité.
Une petite expérience amusante à réaliser chez vous : imaginez que vous soyez allergique au plastique, faites le tour de votre maison et enlevez tout ce qui en contient (n’oubliez pas les vêtements contenant du polyester, les jouets de vos enfants, la tablette, la télé, tous vos cosmétiques car emballés dans du plastique, sans parler de la cuisine : des ustensiles en passant par les emballages).

Il semble que nous ne puissions pas vivre sans plastique. Certains le qualifient même de substance « magique » et incontournable et nous prédisent un retour en arrière de 100 ans si nous devions nous en passer:
http://www.plasticseurope.fr/centre-dinformations/actualites/actualites-2009/et-si-les-plastiques-disparaissaient.aspx

Je suis assez modérée pour reconnaitre l’intérêt du plastique dans certaines situations (dipositifs médicaux par exemple). Cependant, rien ne justifie son hégémonie et le matériau présente de sérieux inconvénients  :
1. le plastique est principalement issu du pétrole et comme nous le savons tous, cette ressource n’est pas inépuisable aussi le scénario de la fin du plastique n’est-il pas tout à fait irréaliste;
2. le plastique n’est certainement pas le matériau le plus « eco-friendly » (pour ne citer que quelques impacts  : pollution des océans, toxicité pour les animaux dont l’homme, …)
3. enfin, je crois en la créativité et la capacité de l’être humain à trouver des alternatives crédibles : l’Homme a créé le plastique, il devrait pouvoir créer des substituts.

Alors, j’ai décidé de plonger à la découverte du monde du plastique et de ses alternatives:
– ce qu’est le plastique (dans toute sa diversité)
– les raisons de son succès et de sa domination, ses avantages
– son impact sur l’environnement et notamment des analyses de cycle de vie, son recyclage
– les alternatives les plus crédibles  : par exemple, Ecovative qui propose des emballages alimentaires différents http://www.ecovativedesign.com/
– ce que chacun d’entre nous pouvons faire pour réduire notre consommation de plastique, notamment dans la vie de tous les jours.

Alors en route!

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